Notre histoire : comment une idée est devenue une marque avec une âme
Nous, Boris et Meret, faisions nous-mêmes partie du commerce mondial des matières premières au début de notre carrière. Chez Unilever, au sein des équipes achats, nous étions en charge de de programmes de dévelopement durable.
Sur le papier, tout semblait aligné : soutenir les agriculteurs, améliorer leurs conditions de vie, structurer des filières plus équitables.
Dans les faits, la logique restait inchangée d’achat restait inchangé: une réduction annuelle de 6 % des coûts attendu de la part des fournisseurs, des délais de paiement pouvant aller jusqu’à 180 jours.
Un jour, des producteurs nous l’ont dit très simplement :
« Nous avons déjà tout optimisé. Chaque centime en moins est directement prélevé sur notre revenu. »
C’est à ce moment-là que nous avons compris : un système fondé sur la pression permanente des prix ne peut jamais être véritablement équitable, même lorsqu’il se pare de programmes de durabilité.
Dans ce modèle, celui qui cultive la terre est rarement celui qui en bénéficie.
🌿 Une année qui a tout changé
Dix projets. Trois continents. Des centaines de conversations.
Nous sommes partis pour comprendre une chose essentielle : comment sont cultivées des épices réellement durables, de qualité, et respectueuses des femmes et des hommes qui les cultivent ?
Pendant un an, nous avons parcouru l’Inde, l’Indonésie, le Sri Lanka, Zanzibar, le Guatemala et l’Europe.
Nous voulions répondre à des questions simples — mais fondamentales :
- Comment vivent les personnes qui cultivent le poivre, la cannelle ou la cardamome ?
- De quoi ont-elles besoin pour vivre dignement et en sécurité ?
- À quel moment la qualité et les arômes se perdent-ils dans la chaîne de valeur ?
- Et à quoi pourrait ressembler un commerce où chacun trouve sa place ?
Cette année de terrain a marqué la naissance de SoulSpice.
Le premier pas — l’audace de commencer
C’est en décembre 2016 que nous avons fondé SoulSpice.
Pourquoi décembre ? Parce que nous pensions, avec une certaine naïveté :
« Noël est le moment idéal — tout le monde achète des épices. »
La réalité fut toute autre. Notre petit stand à Berlin restait souvent vide.
Nous préparions les commandes le soir, après le travail, collions les étiquettes à la main et nous demandions parfois :
« Avons-nous raison de continuer ? »
La réponse, pourtant, était claire : nous voulions proposer des épices qui ne se contentent pas d’avoir du goût, mais qui aient du sens. Des épices qui rémunèrent justement les producteurs. Des épices qui racontent leur origine.
Alors nous avons continué.
Notre première manufature — deux personnes et beaucoup de conviction
En 2019, nous ouvrons notre première manufature à Bad Tölz, en Allemagne.
Deux personnes. Un espace modeste. Une ambition claire.
Nous moulons, mélangeons et conditionnons tout à la main. Pas de raccourcis. Pas de production industrielle.
Juste une certitude : les bonnes épices demandent du temps, de l’attention et du soin.
Puis vient 2020. La pandémie frappe de plein fouet. Nos clients restaurateurs disparaissent
presque du jour au lendemain. Tout semble remis en question.
Et pourtant, un tournant inattendu s’opère : notre boutique en ligne connaît une croissance importante.
Les particuliers découvrent SoulSpice — et nous réalisons à quel point le lien direct avec celles et ceux qui cuisinent nos épices est essentiel.
Croissance, France tout en restant fidèle à nos valeurs
À partir de 2022, la dynamique s’accélère. De plus en plus de chefs — de la gastronomie étoilée aux restaurants de quartier — choisissent de travailler avec nous.
Nous entendons souvent :
« Vos épices sont si intenses que nous en utilisons 20 à 30 % de moins. »
C’est sans doute le plus beau des compliments.
Fin 2023, nous ouvrons un site en France, à Joncy.
Un choix à la fois personnel — Meret y a grandi — et stratégique : être au plus près de nos clients français, produire localement, livrer localement.
Mais cette croissance pose une nouvelle question : comment continuer à grandir sans perdre ce qui fait notre identité ?
À Bad Tölz, l’espace devient compté. L’équipe s’agrandit : sept salariés, rejoints par quinze personnes en parcours de réinsertion, pour qui SoulSpice devient un lieu de travail structurant et valorisant.
Kisslegg – notre nouveau centre de production
Depuis février 2026, nous avons franchi une nouvelle étape avec l’ouverture de notre manufature à Kißlegg, en Allemagne.
Ce site accueillera l’ensemble des activités liées aux verrines en Allemagne : le remplissage, la préparation des commandes et l’expédition.
Pourquoi ce choix ?
Parce que nous avons besoin d’espace — pour plus de précision, plus de qualité, et pour offrir à davantage de personnes un cadre de travail porteur de sens.
Et surtout parce que nous voulons continuer à grandir — sans renoncer à nos valeurs.
Sans précipitation. Sans compromis.
Avec la même exigence qu’à nos débuts.
Pourquoi faisons-nous tout cela ?
Parce que nous croyons que bien manger est un acte profondément politique et humain.
Parce que derrière chaque épice se trouvent des femmes et des hommes : des agriculteurs qui méritent une rémunération juste,
des artisan·e·s fiers de leur travail, et des consommateurs qui souhaitent redécouvrir ce qu’est la vraie qualité.
Nous ne sommes pas parfaits.
Mais nous sommes transparents.
Si nous ne pouvons pas faire quelque chose de manière juste ou durable, nous ne le faisons pas. Point.
SoulSpice, ce sont des épices qui relèvent les plats — et, nous l’espérons, un peu plus que cela.
Et vous ?
Vous faites désormais partie de cette histoire. Merci d’en être acteur.

